Vous êtes invités à venir visiter l'exposition de peintures de Véronique Lesage, peintre animalier, de photos de Blandine Borence à la Ferté Bernard, chapelle saint Liphard du
25 avril au 10 mai.
Horaires d'ouverture : vendredi samedi et dimanche de 14h30 à 18h30 lundi de 10h à 12h30.
A cette occasion, Blandine Borence dédicacera ses deux nouveaux livres : "les tôles fatales" roman policier, et "histoires à lire et à rêver, autres histoires" contes pour tous publics.
Blandine Borence expose aussi ses photos à l' Office de tourisme de Mamers et du Saosnois, place Carnot, du 2 mai au 25 mai.
Horaires d'ouverture de l'office de tourisme.
dimanche 19 avril 2009
lundi 6 avril 2009
le printemps est là !
lundi 23 mars 2009
L'homme du métro
Je regardais mon plan de métro mais Tristan me fit signe que lui, il connaissait.
-Vous savez, je suis né à Paris. Alors le métro, je connais. Venez, on descend là.
Station Nation puis direction Etoile. Les stations défilaient et toujours ça montait et ça descendait.
Un air d'accordéon envahit l'espace. Un instant j'ai cru que c'était mon amie qui jouait mais non. C'était un étranger. Il jouait bien. J'ai souri.
-Vous aimez ? demande Tristan qui fouille ses poches. Il en resort une pièce de monnaie.
Moi, je n'ai jamais de monnaie ni aucun argent sur moi.( Çà évite de se faire voler et d'avoir des problèmes).
L'homme à l'accordéon passait maintenant entre les sièges, tendant son porte-monnaie.
-Merci monsieur, merci madame.
Tristan lui a donné sa pièce.
-Merci monsieur.
Je lui ai souri. C'est tout ce que j'ai à donner.
-Merci madame. Un sourire c'est déjà beaucoup !
Nous arrivâmes enfin à destination : Charles de Gaulle-Etoile.
Tristan était là, il me prit la main. Je le laissais faire.
Nous nous retrouvâmes au bout des Champs Elysées et l' Arc de triomphe était énorme. Des drapeaux flottaient tout en haut. Moi, je veux aller tout en bas. La crypte était ouverte et nous y entrâmes. La flamme brûlait, éclairant faiblement l'endroit désert.
Je me plaçais face à Tristan qui m'a prise dans ses bras. Ses lèvres ont touché les miennes et soudain il m'a regardée. Il ne tenait plus dans ses bras la fille du métro.
Mes ailes se sont déployées dans mon dos, mes cheveux se sont mis à onduler et à briller autour de moi.
Mon habit de lumière irradiait tout l'espace autour de nous. Tristan avait l'air complètement sonné et ahuri. Ma voix fut comme une douce mélodie à ses oreilles.
-Voilà, Tristan qui je suis : ton ange et je suis venue te chercher. L'heure est venue.
L'enveloppe charnelle de Tristan s'effondra sur le sol et nous nous sommes envolés tous deux hors du temps et de l'espace.
FIN
-Vous savez, je suis né à Paris. Alors le métro, je connais. Venez, on descend là.
Station Nation puis direction Etoile. Les stations défilaient et toujours ça montait et ça descendait.
Un air d'accordéon envahit l'espace. Un instant j'ai cru que c'était mon amie qui jouait mais non. C'était un étranger. Il jouait bien. J'ai souri.
-Vous aimez ? demande Tristan qui fouille ses poches. Il en resort une pièce de monnaie.
Moi, je n'ai jamais de monnaie ni aucun argent sur moi.( Çà évite de se faire voler et d'avoir des problèmes).
L'homme à l'accordéon passait maintenant entre les sièges, tendant son porte-monnaie.
-Merci monsieur, merci madame.
Tristan lui a donné sa pièce.
-Merci monsieur.
Je lui ai souri. C'est tout ce que j'ai à donner.
-Merci madame. Un sourire c'est déjà beaucoup !
Nous arrivâmes enfin à destination : Charles de Gaulle-Etoile.
Tristan était là, il me prit la main. Je le laissais faire.
Nous nous retrouvâmes au bout des Champs Elysées et l' Arc de triomphe était énorme. Des drapeaux flottaient tout en haut. Moi, je veux aller tout en bas. La crypte était ouverte et nous y entrâmes. La flamme brûlait, éclairant faiblement l'endroit désert.
Je me plaçais face à Tristan qui m'a prise dans ses bras. Ses lèvres ont touché les miennes et soudain il m'a regardée. Il ne tenait plus dans ses bras la fille du métro.
Mes ailes se sont déployées dans mon dos, mes cheveux se sont mis à onduler et à briller autour de moi.
Mon habit de lumière irradiait tout l'espace autour de nous. Tristan avait l'air complètement sonné et ahuri. Ma voix fut comme une douce mélodie à ses oreilles.
-Voilà, Tristan qui je suis : ton ange et je suis venue te chercher. L'heure est venue.
L'enveloppe charnelle de Tristan s'effondra sur le sol et nous nous sommes envolés tous deux hors du temps et de l'espace.
FIN
mardi 10 mars 2009
L'homme du métro
Je gagnais du temps sur la réponse.
-Voilà m'sieur-dame ! çà fait 5 euros !
Tristan fouilla dans ses poches, en sortit un billet froissé.
-Merci m'sieur-dame !
Me voici avec une jolie théière qui ressemble à un éléphant. Tristan sourit.
-Il vous a gâtée ! Jolie théière !
Ouais, ben si on continue comme ça dans les platitudes, on ne va pas aller bien loin !!!
Tristan avala son café et se leva. Il venait de regarder sa montre et s'excusa.
-Zut, le temps passe trop vite. On se revoit dans le métro ? Demain ?
-Oui oui, demain dans le métro.
Et il est parti. Et moi aussi je suis partie. Beaucoup plus vite que lui. J'ai repris ma place dans le wagon. Des gens montaient, d'autres descendaient...
Et ça y est, il fut là, devant moi. Ses yeux souriaient en me voyant.
-Bonjour ! Votre thé était bon ? Au fait, vous ne m'avez pas dit votre nom hier !
-Gabrielle. Oui, le thé était excellent !(menteuse, tu n'y as même pas touché !)
Toujours le Père-Lachaise ?
-Non, pas aujourd'hui, je suis libre. Et vous ?
Moi ? je n'avais pas pensé à cette éventualité mais ma petite vois me disait que c'était le bon moment.
-C'est super car je suis libre aussi. Vous avez un endroit précis où vous désirez aller ?
Tristan me regarda, les yeux brillants. Il avait les yeux sombres et je pouvais lire en eux comme dans un livre ouvert. Là, ils me disaient que Tristan était heureux.
J'avais une idée qui pouvait lui plaire.
-J'aimerais aller sur la tombe du soldat inconnu, vous savez, sous l'arc de triomphe.
Il eut l'air vraiment étonné.
-Bien, pourquoi pas si vous y tenez ! Ce n'est pas un endroit très gai vous savez !
-ça ne fait rien. Ce sera parfait !
-Voilà m'sieur-dame ! çà fait 5 euros !
Tristan fouilla dans ses poches, en sortit un billet froissé.
-Merci m'sieur-dame !
Me voici avec une jolie théière qui ressemble à un éléphant. Tristan sourit.
-Il vous a gâtée ! Jolie théière !
Ouais, ben si on continue comme ça dans les platitudes, on ne va pas aller bien loin !!!
Tristan avala son café et se leva. Il venait de regarder sa montre et s'excusa.
-Zut, le temps passe trop vite. On se revoit dans le métro ? Demain ?
-Oui oui, demain dans le métro.
Et il est parti. Et moi aussi je suis partie. Beaucoup plus vite que lui. J'ai repris ma place dans le wagon. Des gens montaient, d'autres descendaient...
Et ça y est, il fut là, devant moi. Ses yeux souriaient en me voyant.
-Bonjour ! Votre thé était bon ? Au fait, vous ne m'avez pas dit votre nom hier !
-Gabrielle. Oui, le thé était excellent !(menteuse, tu n'y as même pas touché !)
Toujours le Père-Lachaise ?
-Non, pas aujourd'hui, je suis libre. Et vous ?
Moi ? je n'avais pas pensé à cette éventualité mais ma petite vois me disait que c'était le bon moment.
-C'est super car je suis libre aussi. Vous avez un endroit précis où vous désirez aller ?
Tristan me regarda, les yeux brillants. Il avait les yeux sombres et je pouvais lire en eux comme dans un livre ouvert. Là, ils me disaient que Tristan était heureux.
J'avais une idée qui pouvait lui plaire.
-J'aimerais aller sur la tombe du soldat inconnu, vous savez, sous l'arc de triomphe.
Il eut l'air vraiment étonné.
-Bien, pourquoi pas si vous y tenez ! Ce n'est pas un endroit très gai vous savez !
-ça ne fait rien. Ce sera parfait !
lundi 2 mars 2009
Un pont sur une rivière
Un pont sous lequel coule une rivière tranquille...
Jusqu'à quand ?
Car certains veillent
à polluer et maltraiter
les champs.
Car certains veillent
à nous faire croire
que les OGM peuvent
contre nature
nous nourrir tous
où que nous vivions !
Mais c'est faux !
Rien n'est moins sûr...
Soyons vigilants
pour nos enfants
pour les enfants de ceux-ci
afin qu'ils puissent aussi
se promener comme moi
devant ce pont
au bord de cette rivière
non POLLUEE.
mardi 17 février 2009
vendredi 13 février 2009
L'homme du métro
Il y avait du monde dans le métro et j'occupais toujours la même place. Il est monté à son tour et a pris sa place.
Il a évité mon regard, fait comme si on ne se connaissait pas. Puis, une espèce de rocker est monté, l'air bizarre. Il m'a regardé et a commencé à me parler. Il était pas mal : grand, blond, la mèche ondulée façon Johnny des années soixante, mais il m'embêtait vraiment. Je ne savais pas quoi faire ni quoi lui répondre, alors j'ai tenté mon va-tout. Et en m'adressant à mon voisin d'en face qui semblait beaucoup s'amuser :
- Chéri ! Dis-lui donc qu'on est mariés ! Qu'il me fiche la paix !
Et c'est comme ça que le miracle a eu lieu.
- C'est vrai quoi ! Laissez tomber ! Elle est prise et par moi.
Et joignant le geste à la parole, il s'est assis à côté de moi.
Le beau blond a eu une mou désabusée et c'est à la station suivante qu'il est descendu.
- Merci, c'était sympa. Ne m'en veuillez pas pour hier. Je tiens à m'excuser et je vous offre un verre. Alors, ça vous dit ?
Je n'en revenais pas de ma propre audace et cela ne faisait pas partie de mon boulot.
Qu'est-ce que je faisais ? Il fallait qu'il sache. C'était ma petite voix intérieure qui me parlait. Pourquoi devait-il savoir ? Je n'en avais pas envie mais alors pas du tout car je m'amusais bien pour une fois !
- Si on descendait là ?
On avait raté Gare du Nord et on était maintenant Gare de l'Est.
Il me plaisait et il était drôle !
- Descendre Gare de l'Est ? Oui, pourquoi pas ! Il y a toujours beaucoup de monde ici, vous savez. Il faut se trouver une place quelque part.
Il me regarda bizarrement et éclata de rire.
- Oh, ne craignez rien, il y a toujours des places, surtout à cette heure là !
Mais arrivés dans la gare, nous dûmes vite déchanter. Que de monde ! Pourtant, au buffet de la gare, il restait une petite table dans un coin. C'était suffisant.
- Voilà. On est bien ici. Que prenez-vous ?
- Heu, un thé, un thé au lait. Froid le lait !
Le garçon attendait déjà à notre table.
- Ces messieurs-dame désirent ?
- Un petit noir et un thé au lait. Froid le lait.
Et le garçon disparut, nous laissant en tête-à-tête.
- Vous n'enlevez pas votre chapeau ni vos lunettes ? J'aimerais connaître la couleur de ces yeux qui me suivent depuis ces jours dans le métro ! Vous m'avez intrigué, franchement ! Qui êtes-vous ?
Oh la la ! Toutes ces questions !!! Je croyais que les hommes ne parlaient pas !
Je suis gâtée avec le mien ! Je ne pouvais décemment pas ôter mon chapeau et encore moins mes lunettes !
- Je ne peux pas vous montrer mes yeux. Ils sont quelconques et je porte une perruque. C'est ma maladie qui veut çà. ( Alors là, quelle menteuse !)
- Ha, dommage ! Au fait, moi c'est Tristan. Je travaille au Père-Lachaise, enfin, à côté, et vous ?
- Le Père-Lachaise ? Je connais bien et c'est vraiment un coin sympa : Qu'est-ce que je fais ? Heu... surveillante. Oui, c'est ça. Je fais de la surveillance.
- Ah ? Et vous surveillez quoi ?
Le serveur arriva juste à point avec nos consommations.
-
Il a évité mon regard, fait comme si on ne se connaissait pas. Puis, une espèce de rocker est monté, l'air bizarre. Il m'a regardé et a commencé à me parler. Il était pas mal : grand, blond, la mèche ondulée façon Johnny des années soixante, mais il m'embêtait vraiment. Je ne savais pas quoi faire ni quoi lui répondre, alors j'ai tenté mon va-tout. Et en m'adressant à mon voisin d'en face qui semblait beaucoup s'amuser :
- Chéri ! Dis-lui donc qu'on est mariés ! Qu'il me fiche la paix !
Et c'est comme ça que le miracle a eu lieu.
- C'est vrai quoi ! Laissez tomber ! Elle est prise et par moi.
Et joignant le geste à la parole, il s'est assis à côté de moi.
Le beau blond a eu une mou désabusée et c'est à la station suivante qu'il est descendu.
- Merci, c'était sympa. Ne m'en veuillez pas pour hier. Je tiens à m'excuser et je vous offre un verre. Alors, ça vous dit ?
Je n'en revenais pas de ma propre audace et cela ne faisait pas partie de mon boulot.
Qu'est-ce que je faisais ? Il fallait qu'il sache. C'était ma petite voix intérieure qui me parlait. Pourquoi devait-il savoir ? Je n'en avais pas envie mais alors pas du tout car je m'amusais bien pour une fois !
- Si on descendait là ?
On avait raté Gare du Nord et on était maintenant Gare de l'Est.
Il me plaisait et il était drôle !
- Descendre Gare de l'Est ? Oui, pourquoi pas ! Il y a toujours beaucoup de monde ici, vous savez. Il faut se trouver une place quelque part.
Il me regarda bizarrement et éclata de rire.
- Oh, ne craignez rien, il y a toujours des places, surtout à cette heure là !
Mais arrivés dans la gare, nous dûmes vite déchanter. Que de monde ! Pourtant, au buffet de la gare, il restait une petite table dans un coin. C'était suffisant.
- Voilà. On est bien ici. Que prenez-vous ?
- Heu, un thé, un thé au lait. Froid le lait !
Le garçon attendait déjà à notre table.
- Ces messieurs-dame désirent ?
- Un petit noir et un thé au lait. Froid le lait.
Et le garçon disparut, nous laissant en tête-à-tête.
- Vous n'enlevez pas votre chapeau ni vos lunettes ? J'aimerais connaître la couleur de ces yeux qui me suivent depuis ces jours dans le métro ! Vous m'avez intrigué, franchement ! Qui êtes-vous ?
Oh la la ! Toutes ces questions !!! Je croyais que les hommes ne parlaient pas !
Je suis gâtée avec le mien ! Je ne pouvais décemment pas ôter mon chapeau et encore moins mes lunettes !
- Je ne peux pas vous montrer mes yeux. Ils sont quelconques et je porte une perruque. C'est ma maladie qui veut çà. ( Alors là, quelle menteuse !)
- Ha, dommage ! Au fait, moi c'est Tristan. Je travaille au Père-Lachaise, enfin, à côté, et vous ?
- Le Père-Lachaise ? Je connais bien et c'est vraiment un coin sympa : Qu'est-ce que je fais ? Heu... surveillante. Oui, c'est ça. Je fais de la surveillance.
- Ah ? Et vous surveillez quoi ?
Le serveur arriva juste à point avec nos consommations.
-
Inscription à :
Articles (Atom)