samedi 13 juin 2009

j'aimerais...

J'aimerais parfois être comme ces insectes qui se cachent dans les fleurs
j'aimerais parfois ne plus sentir sur moi
tout le poids des questions qui m'accablent
ne plus voir le désert des cœurs secs
de ceux qui ont tout
savoir où aller sans me poser de question
je remplis pourtant ma vie
de moments généreux
de joie partagée
des moments où mon cœur déborde de tendresse
mais aussi de moments durs quand
mes enfants vont mal et que je ne peux rien faire
quand je n'ai personne
pour partager ma peine et que mes espoirs
s'écroulent
devant la frénésie de certains qui veulent
la reconnaissance
je me sens parfois inutile
tant est que l'on soit utile
il y a certains lieux qui me font peur et
m'angoissent
quand j'y vois des vieillards
qui appellent et pleurent
leurs parents perdus à jamais
mais qui l'ont oublié
et alors je regarde
celle qui m'a donné la vie
et enfin je souris
car elle m'a donné sa force
celle de rire devant les difficultés
d'avancer
d'aller toujours plus loin
d'emprunter des chemins
même s'ils sont lointains
d'être au creux des vagues mais
de profiter du vent qui gonfle
le courant et me remonte ainsi
pour courir sur les crêtes
portée par les ailes
du vent
m'envoler munie de mon crayon
et remplir enfin des pages
qui vident mon esprit
et me retrouve tranquille
parmi des personnages
certes de papier mais
qui sont les miens.

2 commentaires:

MY a dit…

Très très beau poème, fait de reconnaissance, de mémoire du coeur, de générosité, de regard sur l’autre, de regard sur soi. Ah si tout le monde avait appris à mettre en évidence les peines et et les bonnes choses reçues de la vie.

C’est la valeur d’une vie qui est importante.
Margarita

Rémi Balligand a dit…

C'est très très beau ça ma petite maman.

Ton fils